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15/01/16 Appel à communications: Ergonomie(S), Ergonome(S) Quelles évolutions à la croisée d’une discipline et d’un métier

Congrès 2016 de la SELF

51ème congrès de la SELF du 21 au 23 Septembre 2016 à Marseille

Le Congrès 2016 de la Self propose de faire le point sur l’ergonomie et le métier d’ergonome.

Le 51ème Congrès de la Self propose de faire le point sur l’ergonomie et le métier d’ergonome engagés dans des transformations multiples ( sociales, économiques, académiques, scientifiques ). Plusieurs questions sont posées et seront mises en débat :

  • Quelles sont les pratiques des ergonomes ?
  • En quoi le métier se transforme par rapport à la demande sociale, technique, organisationnelle ?
  • L’évolution de la discipline permet-elle de satisfaire aux besoins socio-économiques actuels ou émergeants ?
  • Dans ce cadre, quels sont les apports de la recherche en ergonomie ?
  • Comment la formation évolue-t-elle pour répondre à l’évolution du ( des ) métier ( s ) ? Ces interrogations font écho à des remarques et commentaires déjà évoquées dans les années quatre-vingt dix, notamment par Alain Wisner et Jacques Christol. Ainsi, A. Wisner précisait que « Si pour résoudre une question, il faut élargir le domaine, considérer d’autres aspects... Pourquoi pas ! C’est le côté passionnant de l’ergonomie mais aussi peu satisfaisant du point de vue théorique. Au fur et à mesure qu’on a de plus en plus de questions, on touche à des domaines et des modèles scientifiques très différents, très divers. Or, je ne suis pas en situation de dire que ceci est de l’ergonomie et ceci n’est pas de l’ergonomie. Il y a de multiples façons de faire de l’ergonomie dans le monde. »

Quant à J. Christol (1992), il écrivait : « Trop souvent, il y a hélas une réduction du champ. L’ergonomie est alors soit assimilée à une discipline existante ( physiologie, neurophysiologie, psychologie... ), soit à une préoccupation limitée (« humaniser » le travail) sans plus de précisions, soit limitée à des aspects, certes essentiels, mais périphériques par rapport à l’activité mise en oeuvre par les « opérateurs » : aspect de l’écran, position des commandes, environnement physique. Le mot ergonomie est souvent employé dans un sens restrictif ( l’ergonomie du poste ). L’hétérogénéité du sens donné au mot ergonomie va de pair avec l’hétérogénéité des pratiques de l’ergonome, avec la diversité des ressources qui lui sont accordées ou qu’il demande pour pouvoir répondre avec pertinence aux besoins des entreprises et des administrations qui font appel à lui. »

Ainsi, A. Wisner et J. Christol ont souligné la diversité inhérente au plan de la discipline et de la pratique professionnelle en raison de la nature même de l’objet sur lequel elle intervient : les relations « homme-situation », en milieu de travail et/ou en conception de produits. Qu’en est-il de ces constats plus de vingt ans après au regard de l’évolution des problématiques de santé et sécurité au travail actuelles et à venir, des changements organisationnels mis en oeuvre dans les entreprises et envisagés dans le futur et des évolutions technologiques apparues et en cours de développement ? Qu’en est-il de la prise en compte des questions de performance et d’évaluation de nos interventions par les entreprises ?

Ce 51ème Congrès propose d’actualiser ces questionnements autour des axes suivants :

Le développement des connaissances Aujourd’hui, l’ergonomie élargit son champ de connaissances et d’actions afin de mieux répondre aux nouvelles demandes sociales à travers des développements de recherches et de pratiques d’intervention. De nouveaux objets d’étude apparaissent ou se renouvellent comme les émotions au travail, la conception de produits/services innovants, l’émergence de formes de travail et d’organisation Face à cette « mosaïque » de problématiques qui apparaissent ou se renouvellent, comment la discipline et le métier se situent-ils ? En quoi, les attentes sociétales autour du travail font elles nécessairement évoluer la discipline ? Comment les cadres théoriques actuels peuvent-ils aider à traiter de nouveaux objets d’étude ? Quels sont les bénéfices des connaissances et approches théoriques connexes pour la discipline et le métier ? Comment arrivons-nous à concilier les questions de performance dans le monde d’aujourd’hui ? Comment nos approches peuvent-elles participer à rendre le travail plus soutenable et plus enrichissant demain ?

L’identité disciplinaire La question de la reconnaissance institutionnelle du métier est un sujet qui mérite aussi d’être discuté. C’est un enjeu de positionnement professionnel et académique important dans un contexte sociétal et politique tendu Les évolutions des règles du dialogue social modifient-elles le rôle de l’ergonome ? Quelle est la place de l’ergonomie dans la (les) société(s) ? Quelles sont les représentations de nos interlocuteurs ? Comment devenir des interlocuteurs crédibles et incontournables ? Comment améliorer la légitimité des ergonomes, en déficit d’image ou encore réduits à des représentations trop étroites du métier, vis à vis de partenaires « clés » dont l’identité sociale est mieux reconnue ? Comment mieux collaborer avec eux pour améliorer les situations de travail ?

La diversité des pratiques professionnelles L’exercice du métier d’ergonome est fortement dépendant des cadres d’emploi, des contextes d’action mais aussi des objets sur lesquels il intervient. Comment pouvons-nous interroger les démarches associées, les contraintes rencontrées, les résultats obtenus comme autant de sujets à aborder pour mieux rendre compte des enjeux de nos pratiques auprès des commanditaires des ergonomes ? Comment peut-on envisager le devenir de la discipline, de la recherche et des pratiques qui en découlent, pour agir et accompagner les transformations auprès des acteurs clés du changement ( directions, IRP, concepteurs, préventeurs, opérateurs) ?

À la rencontre des ergonomes du pourtour méditerranéen et d’ailleurs Marseille, ville carrefour en Méditerranée, nous offre l’occasion d’organiser la rencontre entre ergonomie et ergonomes du pourtour de la Méditerranée et d’ailleurs, de resserrer les liens autour du développement de l’analyse de l’activité et de mener ensemble une réflexion relative à des contextes et des systèmes techniques et organisationnels différents. De la Grèce au Maroc, en passant par la Croatie ou la Tunisie, ce congrès a pour ambition de s’ouvrir et de valoriser les ergonomies émergentes ou renaissantes, bien vivantes aujourd’hui à travers des programmes de recherche, la mise en place de formations ou d’interventions

D’une manière générale, tous ces questionnements révèlent les multiples enjeux de ce congrès:

  • Encourager les échanges entre enseignants, chercheurs et praticiens quant aux apports et contributions des uns et des autres dans le développement de la discipline et du métier ;
  • Faciliter le dialogue entre les générations sur la base des recherches et des pratiques actuelles et antérieures ;
  • Stimuler les rencontres entre les divers spécialistes du champ et des disciplines connexes, grâce à des communications « élargies » ;
  • Rendre visible la discipline et la reconnaissance de sa valeur ajoutée dans la société et dans les entreprises en mettant en lumière ce qui nous démarque, nos apports simultanés et indissociables sur la santé et la performance ;
  • Ouvrir des pistes de réflexions pour préparer l’avenir de notre métier (uniforme ou protéiforme ?)

Dates 2016 à retenir

  • 15 Janvier: Réception des communications
  • 15 Février: Réception des symposiums
  • 2 Avril: Notification aux auteurs
  • 1er Juin: Réception des textes définitifs
  • 1er Juillet: Diffusion du programme

Plus d’informations et modalités sur le site de la SELF et dans le document à télécharger.

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