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27/03/15 - Appel à contributions - Vers une sociologie de la transition écologique

Appel à contributions pour la revue "Cahiers de recherche sociologique".

Les projets de transition écologique, de transition vers l’économie verte ou « sobre en carbone », de villes et de quartiers « en transition » mobilisent aujourd’hui un grand nombres d’acteurs de toutes les sphères de la société – qu’il s’agisse du monde de la politique nationale ou internationale, des réseaux d’ingénieurs et d’experts des technologies et énergies propres, des mouvements écologistes et citoyens, et bien sûr des universités et du monde académique. En outre, parmi ceux qui évoluent dans cette dernière catégorie, on constate une forte présence des économistes, des urbanistes et, dans une moindre mesure, des spécialistes des politiques publiques. La sociologie, quant à elle, semble jusqu’à maintenant se cantonner à l’étude des mouvements sociaux qui se réclament d’une certaine transition écologique, mais elle n’a pas encore produit d’analyse poussée de l’émergence de la transition dans l’espace public et des transformations que cela implique.

Pourtant, la sociologie – et en premier lieu la sociologie de l’environnement – est dans une position privilégiée pour saisir la problématique des transformations sociales que suppose la notion de transition, qui se définit de manière générique comme le passage d’un état vers un autre.

La contribution sociologique est d’autant plus nécessaire que les constructions théoriques actuelles sur la notion de transition écologique présentent des failles. Ces failles sont de trois ordres et elles ouvrent autant de possibilité de développement analytique :

  • La transition est largement comprise de manière technocentriste : elle est pensée comme un processus avant tout technologique et économique.
  • Certaines des théorisations les plus avancées de la transition reposent sur une épistémologie systémiste qui fait apparaitre le changement social comme un niveau de complexité « émergeant » de l’emboitement de niveaux inférieurs que sont les écosystèmes, les organismes, etc.
  • La transition écologique est génératrice d’un grand nombre de discours et de pratiques hétérogènes et parfois antagoniques, portant tout autant sur la planification économique centralisée que sur les exercices collectifs de forecasting et de backcasting, la prise en charge citoyenne de l’aménagement local des quartiers, l’invention de nouveaux modèles d’entreprises, l’innovation sociale et technique, etc.

En somme, ce numéro appelle les contributeurs à user d’imagination sociologique afin d’offrir des pistes nouvelles d’analyse de la transition écologique.

Les propositions d’articles (300 mots maximum) doivent être adressées à René Audet ( audet.rene@uqam.ca), Département de stratégie, responsabilité sociale et environnement, Université du Québec à Montréal ou à Jean-François Côté ( cote.jean-francois@uqam.ca ), directeur des Cahiers de recherche sociologique, avant le 27 mars 2015.

Voir sur le site de l’Institut des sciences de l’environnement.

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