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Sans Bureau Fixe

Transitions du travail, transitions des mobilités
1er novembre 2013,

Fyp édition, 2015.

Cote : EAE 473.

| Livres

« Sans bureau fixe ». L’expression fait référence à la dispersion du travail, notamment favorisée par l’essor des terminaux mobiles. Un éparpillement source d’opportunités, mais aussi de difficultés, et qui nous pousse à devoir repenser le couple mobilité-travail.

Car souvent longs, pénibles et chronophages, les déplacements domicile-travail cristallisent des enjeux de qualité de vie, d’économie, d’environnement, et d’aménagement territoriaux. Et le travail, rigidifié dans ses formes classiques, est en tension avec un urbain qui ne cesse de s’étendre.

La presse se fait l’écho de ces tensions. Le 21 octobre, Le Parisien titrait en Une que “deux salariés sur trois en Ile-de-France se disent usés par leurs trajets domicile-travail”. En France, le travail représente 25 % des déplacements et 45 % des kilomètres parcourus. Les trajets augmentent en durée et en coût. Dans le même temps, les modèles du travail se transforment. Ainsi, le bureau classique arrive en dernière position dans le cadre de travail recherché par les étudiants. Seuls 7 % d’entre eux souhaitent encore y travailler. (« Le bureau de demain vu par la génération Y », Le Cercle Les Échos).

Le mode d’organisation des transports, des territoires et l’organisation du travail ne correspondent plus aux besoins et enjeux actuels.

Le livre Sans bureau fixe. Transition des mobilités, transitions du travail » apporte des réponses et des clés pour évoluer rapidement face aux nouvelles articulations entre villes, territoires et travail.

Bruno Marzloff montre que les actifs s’affranchissent des carcans hérités de la révolution industrielle et développent des modèles souples, fondés sur l’autonomie, la communication, la flexibilité des horaires, la possibilité de partager des idées ou des connaissances, etc. Cette dispersion des temps de travail bouscule la ville et mobilise les réseaux du territoire. Le salarié doit couramment parvenir à concilier ses temps – personnel, social, domestique – et le temps professionnel. C’est la fin du métro-boulot-dodo. Beaucoup de travailleurs deviennent des « Sans bureau fixe ».

L’activité professionnelle se déplace de plus en plus hors des locaux de l’entreprise, mais ces travailleurs mobiles ont besoin de « points de chute » et d’ancrage. Le travail se relocalise dans des “tiers lieux”, institutionnalisés ou non, télécentres, espaces de coworking, cafés, gares, bibliothèques, dont certains favorisent l’émergence de pratiques communautaires.

Ce livre nous fait comprendre comment la transformation du travail et des mobilités peut être une chance pour la ville et les territoires. Il explique comment saisir cette opportunité et accompagner ces nouveaux usages, et fournit une vision prospective pour accompagner ces nouveaux usages et répondre aux besoins.

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