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01/05/19 - Appel à communications - Journée d’études "Environnement, villes et pouvoirs"

Appel à communications dans le cadre de la journée d’études transdisciplinaire du laboratoire ACP, Analyse Comparée des Pouvoirs, organisée le 11 octobre 2019 sur le campus de l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée.

"Alors que les enjeux environnementaux prennent une place croissante dans tous les esprits, force est de constater que les acteurs qui ont un pouvoir sur ces questions n’en tirent pas toutes les conséquences, quelle que soit l’échelle d’action territoriale : les atermoiements de la COP24, la polarisation des oppositions autour des projets d’aménagement, ou encore les contradictions dans les modes de vie des individus nous le rappellent. Cela est en particulièrement le cas pour les territoires urbains, dénoncés comme des centres d’hyper-consommation des ressources, producteurs d’injustices et qui sont parfois détestés et fuis pour des raisons environnementales ou hygiéniques (Baubérot, Bourillon, 2009)."

OBJET

Les trois axes proposés peuvent être combinés dans les communications.

  • 1. Déconstruire les discours sur l’environnement dans les politiques urbaines
    Les politiques d’urbanisme se justifient désormais par l’attention plus grande vis-à-vis des questions environnementales et du développement durable. Mais cette “nature” n’est la plupart du temps que le support de pratiques humaines - activités sportives, cadre de vie agréable, … Aussi, cette journée d’études vise à déconstruire le lexique des politiques publiques dans ses aspects politiques et économiques. Quelles sont les logiques d’acteurs à l’oeuvre lorsqu’il s’agit de rendre la ville “plus verte”, “plus saine” ou “plus efficiente” ?
  • 2. Résister face aux inégalités environnementales
    En effet, depuis l’avènement de la société industrielle au XVIIIe siècle, de nombreuses mobilisations liées à l’environnement ont émergé. Celles-ci ont pu consister en des luttes contre les dégradations de la qualité de l’environnement urbain, telles que la pollution industrielle ou automobile. Par ailleurs, nombre d’entre elles se sont attachées à questionner la dimension environnementale des différents rapports de domination à l’oeuvre dans la société. Les notions d’inégalités, de justice et d’injustice environnementales se sont ainsi développées, d’abord aux Etats-Unis puis plus généralement dans le monde, tant comme catégories d’action militante que dans la littérature en sciences sociales. Ces notions visent à souligner et dénoncer la moindre qualité environnementale du milieu urbain et la plus grande vulnérabilité aux risques que subissent les groupes sociaux dominés en ville, en termes de classe et de "race" (Bullard, 1990 ; Cuesta Camacho, 1998). En quoi la recherche sur les inégalités en sciences sociales est-elle renouvelée par la prise en compte de leur dimension environnementale ?
  • 3. Vers des environmental studies ? Transferts et interdisciplinarité, l’environnement dans les pratiques des chercheurs
    Cette richesse des questionnements sur l’environnement, la ville et le pouvoir dans différentes sciences sociales nous invite également à réfléchir sur les concepts et notions mobilisés. Quelle place pourraient avoir la "nature", l’environnement physique dans des disciplines comme l’histoire, l’archéologie, l’anthropologie et même la géographie, pensées et organisées autour de l’humain, alors que le “non-humain” devient un objet de sciences sociales ? Plusieurs concepts, outils intellectuels ont été développés ou empruntés aux sciences expérimentales, sans qu’ils soient nécessairement définis de la même manière au sein de chaque discipline. On constate ainsi régulièrement la polysémie de certains concepts et outils intellectuels d’une discipline à l’autre. "environnement", "nature", "milieu", "humain" et "non-humain" pour n’en citer que quelques-uns, en sont des exemples. Aussi deux questions se posent ici. La première est celle de la transversalité, de la mise en regard de concepts tels que "écosystème" (Crutzen, 2002) ou "anthropocène" (Annales HSS, 2017). Comment ces concepts peuvent-ils être questionnés en fonction des disciplines, réemployés de l’une à l’autre ?

INFORMATIONS PRATIQUES

Date limite de candidature : 1er mai 2019

Adresses d’envoi : marion.philippe@u-pem.fr / paulecat@hotmail.fr

Format de l’envoi : résumé d’une page maximum et court CV de l’auteur-e.

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Appel à communications