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L’injonction à agir vite : une fausse bonne idée

Pour un ralentissement et contre des choix irréversibles face à l’urgence de la transition écologique
1er janvier 2018,

Temporalités, n°28, Approches temporelles du développement durable, 2018.

| Articles scientifiques

"Face à des enjeux planétaires qui se multiplient et à leurs pronostics de plus en plus inquiétants, les injonctions à agir vite s’imposent avec une certaine évidence. Si la proposition semble tenir du bon sens et ne pas nécessiter qu’on s’y arrête, il convient de prendre un peu de recul, au contraire. S’autoriser à prendre le temps : le temps de la déconstruction des évidences, à commencer par celle de la définition de l’urgence qui invite à de nouveaux engagements, suivi d’un temps nécessaire à l’élaboration d’une réponse appropriée, et ainsi de suite… Sans parler du temps du partage nécessaire, dès lors que la cause se doit d’être collective et non simplement individuelle et personnelle. Sans remettre en cause la légitimité des alertes écologiques, il convient de réfléchir à des modalités d’action permettant tout à la fois des engagements fermes en matière de transformation sociale et la prise en compte d’imprévus. L’article conclut par la présentation de quelques innovations dans le domaine des projets urbains qui tentent de combiner ces deux enjeux. La discussion s’oriente pour finir par une réflexion sur la nécessité de renouer avec un art menacé, celui de faire société."

PLAN DE L’ARTICLE

  • Introduction
  • Construction du problème
  • De quels agendas se munir pour faire face à la menace écologique ?
  • Le retour boomerang du GCO
  • Résister au régime de l’urgence
  • Retours d’expérience des collectifs de projets : des stratégies pour contenir la tentation de la précipitation
  • Conclusion

Voir en ligne : le texte intégral sur le site de la revue Temporalités

Texte intégral / résumé

Langue de l’ouvrage

mots-clés Développement durable