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L’action citoyenne, accélératrice de transitions vers des modes de vie plus durables

1er avril 2019,

Document édité par le Commissariat Général au Développement Durable – Direction de la Recherche et de l’Innovation (Ministère de la Transition écologique et solidaire) et le CEREMA (centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement) ; coordination scientifique et technique : Marion Gust, Cheffe de mission Réseaux, Mobilité et Modes de vie.

| Rapports

"Les grands accords internationaux paraissent au rebours des initiatives citoyennes de transition, tout du moins quand il s’agit de transition écologique et non de facilitation du commerce international. Les premiers visent le plus grand nombre mais sont laborieux, incertains dans leur mise en œuvre et d’une efficacité lente et molle quant à leurs objectifs. Les secondes, le plus souvent, touchent un petit nombre d’acteurs, atteignent leurs objectifs et satisfont ceux qui y participent. L’action des Etats sur ces mêmes sujets de durabilité ressemble à celle des grands traités. Seules des collectivités territoriales semblent pouvoir faire mieux et avec généralement des relations de plus grande proximité aux citoyens concernés. Et pourtant, il ne convient pas de les opposer, mais au contraire de les mettre en relation. Il n’est de l’intérêt de personne de s’éloigner de la cible des 2 degrés d’augmentation de la température moyenne d’ici à la fin de ce siècle, par rapport à celle du 19ème."

"L’étude du Cerema propose de nombreuses pistes pour aller dans cette direction. Elle montre en premier lieu que ces initiatives se multiplient et se diversifient ; en second lieu qu’elles constituent un contrepoids puissant à l’individualisme impulsé par le marché, et tout particulièrement par l’essor du numérique. Elles contribuent ainsi à maintenir le ciment social et national que l’Etat semble parfois défaire en raison d’une grande proximité aux intérêts des grands acteurs de l’économie et du marché. Ces initiatives manifestent encore un plaisir du collectif, le refus d’un consumérisme destructeur, et semblent souvent pallier un Etat absent ou insuffisamment présent. Mais ce ne me semble pas la meilleure lecture. Les initiatives en question me paraissent plutôt faire renaître la sphère des activités autonomes et collectives – celle que les travaux d’Elinor Ostrom ont remis en valeur, mais aussi celle prônée par l’écologie politique des années 1970 et suivantes, André Gorz au premier chef –, sphère qui n’a nullement vocation à se substituer au marché ou à l’Etat, mais en revanche à croître en importance. Elle donne sens à la vie des citoyens et leur permet de s’orienter vers des objectifs communs exigeants, à commencer par ceux attachés à la durabilité forte."

SOMMAIRE

  • Partie I : Caractéristiques et état des lieux des Initiatives citoyennes : une transition sociétale en actions
  • Partie II : Les initiatives citoyennes : laboratoire d’un nouveau modèle de société plus durable et plus inclusive ?
  • Partie III : Les initiatives citoyennes, « perturbatrices institutionnelles » ou accélératrices d’innovation publique ?
  • Partie IV : Recommandations et propositions pour soutenir le développement des initiatives citoyennes

Voir le document en ligne sur le site du Ministère de la Transition écologique et solidaire

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