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L’eau dans les paysages de l’énergie

Le cas de la Presqu’île de Grenoble
17 juin 2019,

in Matières premières n°20 "L’eau dans les paysages de l’énergie", 17 juin 2019.

| Articles scientifiques

"Les résultats présentés dans cet article sont issus d’une recherche interdisciplinaire portant sur les enjeux énergétiques et les ressources environnementales d’un quartier construit sur une presqu’île, celle de Grenoble. Sur ce site, les dispositifs énergétiques liés à l’eau permettent de collecter, de convertir et/ou de distribuer énergie et flux de l’eau. Nous proposons d’aborder la diversité de ces devenirs de l’eau à travers deux notions, celle des nœuds socioénergétiques aux croisements des grands réseaux et des énergies renouvelables et celle des interfaces entre le milieu aquifère et son environnement atmosphérique et terrestre contigu. Pour croiser ces deux approches, nous utilisons des représentations en transect afin de révéler ce paysage mi-sociotechnique, mi-géographique, et pour que soient débattues autrement dans des espaces de décision collective les relations entre ressources naturelles, exploitations énergétiques et paysages de l’eau."

"Les résultats présentés dans cet article sont issus d’une recherche interdisciplinaire [1] portant sur les enjeux énergétiques et les ressources environnementales à partir de l’étude d’un quartier singulier à Grenoble, celui dit de la Presqu’île. Grenoble et son agglomération se sont développées en plaine au confluent de deux rivières, l’Isère et le Drac, entre trois massifs alpins (la Chartreuse, le Vercors et la chaîne de Belledonne). La ville s’est construite sur et en lutte avec l’eau (Cœur, 2008), contrairement à ce que son urbanisme laisse paraître aujourd’hui. Situé au confluent même des deux rivières qui dessinent le bassin Grenoblois, le quartier de la Presqu’île et son paysage de l’eau sont interrogés à travers les interconnexions entre les acteurs décisionnels et les dispositifs techniques qui le gouvernent. Dans leur rapport à l’eau, ces dispositifs techniques se présentent sous de multiples déclinaisons. Ils permettent en particulier de collecter, de convertir et/ou de distribuer énergie et flux d’eau. Comme l’invite le géo-philosophe John Protevi (2013), on considère ici l’eau dans toutes ses dimensions pour analyser en particulier ce qu’il appelle « le devenir de l’eau », qui est le produit de la diversité des stratégies énergétiques mises en place ou à venir pour la fabrique d’un quartier. Plus précisément, il s’agira pour nous d’analyser les stratégies énergétiques par le paysage, et inversement (Briffaud, 2014) de révéler un paysage dont l’appréhension est difficile sans la compréhension des stratégies énergétiques qui sont ici fortes, mais peu lisibles."

PLAN DE L’ARTICLE

  • Les singularités géographiques et scientifiques de la Presqu’île de Grenoble
  • Construction d’un transect pour identifier et mettre en partage les devenirs de l’eau
  • Révéler les paysages et les devenirs de l’eau
  • Vers la production d’un paysage énergétique médiateur

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[1] « Eco-district : Safe, Efficient, Sustainable and Accessible energy (Eco-SESA) ». Financement IDEX université Grenoble Alpes, projet lauréat du « Cross Disciplinary Program », 2017 (N. Hadj-Said, G. Debizet, F. Wurtz, porteurs du programme). Projet auquel collabore l’équipe Cresson (UMR AAU/Ensa de Grenoble).

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mots-clés Développement durable