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L’association des acteurs, usagers, habitants, des concernés dans les projets d’éco-quartiers

1er février 2012,

in Contribution scientifique et technique sur la notion d’appropriation dans les opérations d’aménagements urbains durables, Union Sociale de l’Habitat-MEDDTL/AD4-CDC, 2012, pp. 50-59.

| Chapitres d’ouvrages à caractère professionnel et technique

La notion d’appropriation de l’espace a émergé au début des années 50 pour replacer l’homme au cœur des réflexions sur la production des espaces urbains. Si la pensée moderniste qui a guidé les grandes transformations urbanistiques du XXe s. se voulait humaniste car elle avait pour ambition d’améliorer les conditions de vie des individus, et en particulier des plus modestes, elle ne les considérait pas comme des « sujets agissants ». Elle opérait une séparation nette entre professionnels de l’aménagement du cadre bâti et habitants en considérant les premiers comme étant les seuls à avoir les compétences pour penser et concevoir la ville, et les seconds comme des occupants devant s’adapter aux équipements et logements mis à leur disposition. Elle avait tendance à circonscrire le projet dans le temps et dans l’espace en le limitant à une intervention technique portant sur un périmètre prédéfini et s’achevant avec la mise en service des aménagements.

Le recours à la notion d’appropriation par des philosophes, psychologues, sociologues et architectes à partir des années 60 a témoigné d’une volonté de considérer l’individu, l’habitant, non plus seulement comme un destinataire des espaces aménagés mais comme un acteur à part entière du système de production spatial, à la fois « bricoleur » transformant au quotidien matériellement et symboliquement son cadre de vie et citoyen ayant le droit de s’exprimer sur la façon dont il souhaite habiter.

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